Bien que le célèbre concept-store colette ait été vendu en 2017, sa co-fondatrice, Sarah Andelman, a toujours de précieux conseils à donner. Selon elle, les "pop-ups stores, sites en ligne et collaborations" ont de beaux jours devant eux. Dans un entretien exclusif accordé au magazine de mode Business Of Fashion début octobre, Sarah Andelman confiait que si elle devait ouvrir colette aujourd'hui, "le magasin serait exclusivement numérique, avec des pop-ups physiques dans le monde entier. Il est important que ce concept de boutique ne se limite pas à des copier-collers à travers les différentes villes mais qu’il soit microthématique en fonction des différents lieux", précisait-elle. 
De son côté, Morgane Sézalory, la fondatrice du label Sézane, ouvrait le 18 octobre 2019 une nouveau lieu parisien, le Libre Service. Ici, elle revient à ses premiers amours, à savoir le vintage, tandis que Cécile Roederer, fondatrice du concept-store pour enfants, Smallable, fête ses dix ans. Chacune nous explique les piliers de leur success story.

Pour choisir l'emplacement, Morgane Sézalory fonctionne au coup de cœur. "Pour l’ouverture du Libre Service,  je passais dans ce quartier (le quartier des Batignolles, dans le 17ème arrondissement de Paris, ndr) assez régulièrement et le bâtiment était inoccupé depuis  plusieurs mois. Le potentiel du lieu m’a paru incroyable. En apprenant qu’il s’agissait du  premier Grand Bazar Monceau il y a plusieurs années, ça m'a paru une évidence. Nous souhaitons que les clients, habitants du quartier, ou encore touristes s’y sentent bien", confie-t-elle. Avant de lancer son concept-store, plusieurs critères sont à prendre en compte, notamment "l'étude du marché, les acteurs en présence, interroger les clients potentiels, sonder sa future cible. Communiquer et se faire connaître avant le lancement et tout au long de la première année de lancement sont deux facteurs importants. Une fois lancé, vous êtes rapidement très pris par l’opérationnel", intervient Cécile Roederer. Interrogée sur ses best-sellers, Morgane Sézalory répond : "un concept-store rassemble plein de produits très différents. En cette saison, notre mur de maille remporte toujours un franc succès. Nos clientes aiment  pouvoir essayer tous nos modèles de la maille fine, au gilet très chaud. L’offre lifestyle et les petits accessoires sont également toujours très appréciés".

Pour gagner en notoriété, Cécile Roederer privilégie "la presse, les réseaux sociaux, les influenceurs, le on-line via du référencement naturel et payant sur Google, et le bouche à oreille. N’oubliez pas que vos premiers clients, s’ils sont très contents, deviennent vos premiers et fidèles ambassadeurs", insiste-t-elle. Côté finances, "il vaut mieux éviter les garanties personnelles", ajoute-t-elle. "On peut vous demander une garantie sur le bail en cas d’emprunt bancaire et parfois un gage sur stock. Les marques peuvent vous demander des paiements comptants ou acomptes sur commande la première année", conclue-t-elle. Maintenant, il ne reste plus qu'à se lancer.