#1 Parce qu’il fait du bien

En dévoilant les coulisses de la pensée intime, Je m’en bats le clito déculpabilise les femmes. Engagée, Camille Aumont Carnel met en mots tout ce qui a été tu trop longtemps au nom de la bienséance, de la pudeur et du bodyshaming dont les femmes sont encore aujourd’hui les premières victimes. Oui, les femmes regardent du porno et oui, elles ont le droit d’être "vulgaires".

#2 Parce que personne ne contredit jamais les hommes

Camille a créé le compte @jemenbatsleclito après une soirée : "J’ai entendu les garçons raconter des énormités sur les femmes – 'elles aiment ci, elles n’aiment pas ça, elles font comme ça' – Rien de ce qu’ils disaient n’était vrai et personne n’était là pour les contredire" raconte-t-elle. Son livre est aussi l’occasion pour les hommes curieux de revoir leur copie.

#3 Parce qu’il est ludique

En alternant punchlines, dialogues, illustrations, to-do list sexe et pages blanches à gribouiller – pour y dessiner ses seins par exemple et prendre conscience qu’ils ne sont pas si mal – Je m’en bats le clito est à mi-chemin entre le manifeste et le cahier de devoirs de vacances. En bien plus marrant.

#4 Parce que ses punchlines sont savoureuses

Si elle se défend d’avoir un contenu trash, Camille Aumont Carnel a quand même le don d’écrire comme elle parle. Que le ton  "bonne copine" plaise ou qu’il agace, certaines de ses vannes valent le détour. Au hasard : "Eh oh ! Vous avez envoyé des bonhommes sur la lune et tu vas me faire croire qu’on n’a pas trouvé de traitement contre l’endométriose ?"

#5 Parce qu’il est sans tabous

La masturbation féminine, les pertes blanches, les protections hygiéniques... Camille attaque de front les joies et les embarras du quotidien des femmes. Notre page préférée ? Celle qui lève le voile sur les fameux problèmes de transits dont souffrent les femmes pendant leurs règles. Enfin !

« Je m’en bats le clito » (éd. Kiwi), paru le 6 juin 2019.