# 1 Leur apprendre à faire un cunni
Ici, on parlera de demi-échec. On a tenté, une fois. On a utilisé la métaphore du pinceau (plutôt efficace) mais rien n’y a fait. Trois possibilités pour expliquer ce fiasco : 1 - Nos instructions étaient mauvaises. 2 – L’élève partait de trop loin. 3 – L’élève n’a pas exploité ses capacités. Et au bout d’une demi-heure, c’est notre volonté qui n’a pas survécu. On s’est dit qu’on allait arrêter le massacre, pioncer et lui acheter un bouquin.

# 2 Le doigt dans les fesses
Encouragée par nos ami.es déjà adeptes de la pratique, c’est LE défi qu’on s’était juré de relever ces derniers mois. Sérieuse et motivée, on a tâté le terrain à coup de petites blagues et allusions sur le dit doigt. Le partenaire a joué le chaud et le froid si bien qu’une fois au pied de la montagne, on ne savait pas bien sur quel pied danser. On s’est rapprochée prudemment de la zone. Pas de rejet mais pas d’enthousiasme non plus. En bonne poule mouillée, on est repartie de là où on venait.

#3 Le slow sex
Tout devait se passer selon les règles. Un soir au calme, pas de réveil le lendemain, et toute la nuit devant nous. On a pris notre temps, on s’est effleurés, caressés, parlés (trop ?). Mais franchement, entre la méditation du matin, le cours du yoga du midi et une discussion particulièrement soporifique avec notre mère, on a dit non à la slow-life et on a fini avec un missionnaire expéditif, comme des ados, pour conclure le deal vite-fait-pas-si-bien-fait.

#4 Planifier un rapport
Ce devait être un vendredi soir. Pas de plan particulier ce jour-là, pas de resto, pas de verre avec les copains. L’occasion parfaite. Nous voilà donc à essayer de nous mettre dans l’ambiance avec un diner épicé et la troisième saison de Casa de Papel. Vous sentez le truc venir ? Après quelques caresses et baisers timides, la digestion nous a rattrapés et on a fini la soirée affalés comme de la pate Play Doh sur un canapé aussi mou que nous. Est-ce que du coup, cela compte à moitié comme du slow sexe ?

#5 Draguer
Un soir, à la sortir d’un théâtre parisien, une amie (on a maintenant des doutes) a dit qu’il serait amusant d’aller draguer le comédien qui s’apprêtait à sortir par derrière. De toutes façons, il était connu et on allait se prendre un râteau. A 22h55, on s’élance donc. A 22h56, on lance un ridicule "Hey, bonsss…" (la tentative étant accompagnée d’un signe de la main niveau jardin d’enfant). A 22h57, déjà en sueur et sur le point de bégayer, on tourne les talons et on abandonne. A 22h58, on noie notre honte dans une coupe Colonel à 12 euros.

#6 Se masturber côte à côte
On s’est allongés l’un contre l’autre. On a commencé lentement à se tripoter chacun de notre côté en se regardant dans les yeux. Le problème ? On a besoin de pas mal gigoter pour atteindre l’orgasme et la perspective de se mettre à califourchon sur un oreiller devant notre partenaire, c’était trop pour ce soir là. Alors on a continué comme ça un moment, sans réussir à faire monter la température. Au bout de cinq minutes, l’excitation du début est retombée comme un vieux flan aux pruneaux. Heureusement que l’important, c’est de participer.